Conseil
Post-confinement : 5 conseils pour communiquer sur ses actions

Comment communiquer sur ses actions alors que le déconfinement s’esquisse ? Pas simple. La crise sanitaire a réellement rebattu les cartes de la communication, rendant l’exercice délicat.

Solidarité. C’est l’un des maîtres mots du confinement, adopté par les citoyens comme par les marques. De fait, les entreprises n’ont pas démérité pour contribuer à la résolution des crises, engageant des moyens humains, financiers et même leurs outils de production. Parfois, ce sont des filières entières qui se sont constituées, comme en Chartreuse, où plusieurs entreprises se sont associées pour confectionner des masques. Des actions appelées à durer et qui posent des questions légitimes à l’heure du déconfinement progressif : faut-il communiquer sur ces actions ? Et, si oui, comment ? Avec quelles précautions ?

 

#1 – À éviter : la « fausse » contribution

Première recommandation : ne « tirez pas à la ligne ». Dans un contexte comme celui du Covid-19, ce qui ne sert pas… dessert. En clair, si vous n’avez pas été en mesure de faire acte de solidarité – et de nombreuses entreprises, de par la nature de leur activité, n’ont pas été en capacité de le faire, gardons-le à l’esprit –, évitez les messages « passe-partout ». Ou les les opportunités malsaines telles que ces entreprises qui communiquent sur des masques offerts pour une commande effectuée – alors que les infrastructures sanitaires en manque. Si cela ne fait pas partie de votre ADN, vous risquez l’incompréhension totale de votre audience, voire pire.

 

#2 – À éviter aussi : l’autocélébration (in)opportune

La période ne se prête pas à l’autocélébration. Même avec une approche créative, comme l’a tenté McDo au Brésil avec son logo, le « message » a du mal à passer (la marque a d’ailleurs retiré ces visuels). Bref, la sobriété s’impose, sur le rythme des messages comme sur le fond. Quand Petit Bateau reconfigure des ateliers de conception pour produire des masques, il faut remonter attentivement son flux social media pour y trouver une mention de cette opération. Et ce post, qui se veut factuel, salue en premier lieu le volontarisme des employés.

 

#3 – À manipuler avec précaution : l’humour

Si l’humour agit souvent comme un baume à l’échelle individuelle durant cette période de crise, appliqué à une marque les effets peuvent être très…différents. Oui, certains ont réussi cet exploit, comme Burger King et son Whopper de la quarantaine. Mais ce sont bien des exceptions. À moins d’être inscrit dans la posture de marque et d’être totalement maîtrisé, l’humour est un matériel très instable durant cette période. Entendez qu’il est très difficile de savoir comment il sera effectivement reçu…

 

#4 – À privilégier : communiquer à hauteur de son action

La formule peut sembler abstraite – « communiquer à hauteur de son action » – mais elle fixe bien les limites de la communication à l’ère du Covid-19. Les communications sont recevables si elles ne tournent pas à vide et portent une certaine utilité. Exemple concret : votre entreprise a effectué un don à une association (qui soutient les soignants, par exemple) ? Pas sûr qu’il soit bon d’en faire un objet de communication. Le contexte du Covid-19 n’est pas celui de l’incendie de Notre-Dame de Paris… Mentionner ce don, une fois et avec sobriété, peut-être. En faire une campagne à part entière ? Sans doute pas.

 

#5 – À privilégier : les faits, rien que les faits

Avec la crise sanitaire, la valeur d’usage de la communication s’est resserrée sur les premiers étages de la pyramide de Maslow. Priorité à la sécurité et aux besoins fondamentaux (santé, alimentation…), donc aux messages vraiment utiles. La grande distribution rassure sur son niveau d’approvisionnement, les acteurs du transport sur la gratuité des services, les banques sur les dispositifs accessibles aux indépendants, etc. Un mouvement ouvert avec le confinement et qui va forcément prendre de l’ampleur avec le déconfinement, puisque le besoin d’informations pratiques va s’affirmer encore plus.

Communiquer de façon contributive dans une période de post-confinement, ce sera d’abord communiquer utile. Et cela, qu’il s’agisse de renouer avec ses audiences ou de relancer ses activités. D’où l’intérêt de communiquer plus que jamais à destination des bonnes personnes, de manière ciblée et, dans la mesure du possible, personnalisée. Plusieurs canaux s’y prêtent, payants ou propriétaires. Parmi ces derniers, l’email, parce qu’il porte une interaction d’être humain à être humain, figure en bonne place. Et de la même manière que nous soignons aujourd’hui les premières lignes d’un email pour tenir compte du contexte, nous avons tout intérêt à soigner nos signatures mail, cet espace qui porte à la fois l’identité de la marque et, aujourd’hui, son utilité.

Dans nos derniers billets de blog, nous revenons sur des cas d’usages de signatures mail vous permettant de renouer avec vos audiences ou plus concrètement de relancer vos activités

 

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The end